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Le titane

Chez “Les Bicyclettes Demonchaux” nous nous concentrons sur la fabrication de cadres et accessoires en titane. Beaucoup de personnes connaissent le titane, ce matériau “magique” qui symbolise le prestige et l’idéal du velo. Lisez ce qui suit, c’est peut-être un peu long, mais vous allez devenir plus savant...

Comme pour tout ce qui est rare et cher est difficilement maitrisé, on entend un peu n’importe quoi sur ce titane devenu presque confidentiel.

C’est quoi, le titane, au fait ?

Découvert en 1791 par William Gregor, un religieux anglais, le titane est un métal très dur, de couleur grise, offrant une grande résistance a la corrosion. Il est amagnétique (ne s’aimante pas), ce qui permet de le distinguer facilement de l’acier qui lui ressemble parfois.

C’est à ces propriétes exceptionnelles qu’il doit son nom de titane (“Ti” pour ce qui est du symbole chimique), en référence aux Titans, ces géants de la mythologie grecque doués de capacités exceptionnelles. Tout un programme... Dans la nature, les minerais de titane sont abondants. Comme seul ce qui est rare est cher, le titane devrait être très bon marché... Raté ! Le procédé complexe permettant la transformation du minerai en métal exploitable  [1 est si complexe que le titane utilisable est finalement très onéreux. L’obtention du produit fini, cadre ou accessoire, nécessite également des manipulations coûteuses, qui augmentent encore considérablement le prix de vente des pièces. C’est peut-etre pour cela que le titane fut initialement utilisé par les militaires et réservé a des industries de pointe, comme l’aéronautique et l’aérospatiale.

Les caractéristiques mécaniques sur le papier

Parler des caractéristiques des matériaux bruts sans les rapporter à leur densite, à l’alliage utilisé - et au type de construction des éléments qui le composent - n’est pas représentatif. Les marques n’hesitent d’ailleurs pas a jouer sur ces ambigüités pour mettre en avant les qualités des matériaux qu’elles utilisent. Ça, c’est le marketing ! Par exemple, on parle de la rigidité de l’aluminium, alors que l’aluminium est un métal mou ! La rigidité des cadres en aluminium est autorisée par sa faible densité (tubes de gros diamètre et ovalises). Avec le titane, c’est pareil. Aux caractéristiques basiques plus ou moins intéressantes, il faut rapporter la densité et la malléabilite du matériau, permettant ou non la réalisation de formes complexes primordiales pour le résultat final. Au lieu de parler de “résistance” dans l’absolu, on préfèrera donc parler de “résistance spécifique”. On obtient cette valeur en faisant le rapport résistance/densité. De ce point de vue, on constate vite que le titane offre un compromis poids-rigidité-résistance-élasticité tout à fait avantageux. En outre, on sait aujourd’hui faire des tubes en titane d’épaisseur variable (double butted - triple butted), de forme tronconique ou ovalisée - et j’en passe -, qui permettent d’optimiser encore les caractéristiques intrinsèques du matériau.

Autre atout : le titane est peu affecté par la soudure (si elle est bien faite). Dans le cas d’une soudure TIG (Tungsten Inert Gaz), la perte de résistance est de l’ordre de 12 à 15%, contre 40% pour l’acier et 20 à 25% pour l’aluminium (après compensation par traitement thermique).

Ces caractéristiques font du titane un matériau exceptionnel, entre autre pour le vélo. Vous en saurez plus sur la page consacrée au titane appliqué au vélo.

[1] Ce procéde date du debut du XXe siecle, déposé en 1940 par le professeur Kroll.